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29/11/2007

29/11/07 - 08:41

A propos d'un post d'Olivier-Bruley

Il s'agit du post publié hier après-midi sur les échauffourées de Villiers-le-Bel. Après de longues considérations sur le fossé entre "les banlieues" et la France on peut lire ceci:
" En réalité, c’est une chance que ces deux jeunes gens soient morts dans l’accident ".
Il est d'abord indigne d'écrire cela.
Ensuite, ce post qui doit s'inscrire dans un ensemble appelé en latin "guerre civile", véhicule des conceptions effrayantes de la nation, de l'immigration et du destin des jeunes.
Il rappelle les argumentations qui s'épanouissaient avant guerre dans les périodiques antisémites; il suffit de remplacer "banlieues" par ghettos" et on a une démonstration de la persistance de la tradition de l'extrême droite française, xénophobe, antisémite, étroite d'esprit, celle qui s'est réjouie de la défaite de 40, celle qui applaudissait aux "ratonnades" de la guerre d'Algérie, qui a maintenu l'archaïsme du pays, celle qui reprenant Thiers disait des communards, "qu'on les fusille!"
En fait, ce post c'est l'anti-France par excellence.
Alors Olivier-Bruley, une gestapette ?
Non simplement, un texte qui montre en pleine lumière, l'inhumanité de son auteur.

commentaires

29/11/07 - 13:12

suceur de bites bronzees !

29/11/07 - 14:09

Si jamais cela intéresse quelqu'un, je n'ai pas écrit cette phrase, ou plutôt, la phrase qu'on me prête, qui était certes provocante, a été raccourcie de moitié, et dit, en réalité, tout autre chose. La phrase suivante est également indispensable pour en comprendre le sens exact. Ces deux phrases vont de pair et sont indissociables. On peut les lire dans l'article dont je donne le lien plus bas. D'autre part, je ne suis pas xénophobe, raciste ni antisémite, au cas où l'on en douterait. Je sais bien que Dorant ne le dit pas explicitement de moi, mais il l'insinue tout de même fortement. Enfin, j'estime avoir autant d'humanité que n'importe qui d'autre, si ce n'est plus, qui sait.

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29/11/07 - 18:49

>"Mais dans une période d’émeutes, et d’émeutes dont cet accident est précisément, non pas la cause, mais le prétexte, la manifestation de tels sentiments pourrait être interprétée comme des signes d’apaisement adressés à la canaille, alors qu’il faut être impitoyable avec elle, et qu’il ne devrait être question que de pacification, de pacification par la force, c’est-à-dire par les armes et, s’il le fallait, par le sang."

Raciste ou antisémite, le doute subsiste; par contre, fasciste, aucun doute.

29/11/07 - 19:46

Non, il n’y a aucun doute, je ne suis ni raciste ni antisémite. Prétendre et même seulement insinuer le contraire revient à me diffamer. Est-ce l’utilisation des mots « pacification », « armes » et « sang » qui font de moi un fasciste à vos yeux ? Mais je ne fais que parler sans langue de bois et appeler un chat un chat. Si je parle de pacification, c’est parce que j’estime (peut-être à tort) que ces émeutes sont une forme de guérilla urbaine, ajoutant à ce qui me semble être un ‘‘climat’’ de pré-guerre civile, et appelant le rétablissement de la paix. Penser cela ne fait pas de moi un fasciste. Tout au plus pourrait-on me reprocher une erreur de jugement, mais il faudrait alors avancer quelques arguments, ce qui est sans doute beaucoup vous demander. Pour ce qui est de l’emploi des armes et de l’emploi que je fais du mot « armes » : je trouve normal qu’on riposte par la force à la violence. L’usage de la force est le privilège de l’Etat, un privilège dont il n’abuse pas, on en conviendra. Quant au sang répandu, ce n’est que la conséquence de l’usage des armes. Les émeutiers l’ont fait couler, eux aussi, que dis-je, ils sont les seuls à l’avoir fait couler : je ne les appelle pas pour autant des fascistes, ni vous, d’ailleurs. Bien sûr, je ne suis partisan de l’usage de la force en réponse à la violence qu’au moment où ladite violence est commise. Je veux dire par là que c’est lorsque le crime a lieu que tous les moyens sont bons pour l’empêcher. Après, mais après seulement, eh bien que la justice suive son cours ! Nous sommes dans un état de droit, et cela me convient tout à fait. Je le répète : je ne suis pas un fasciste.

29/11/07 - 22:21

Les émeutes n'ont rien d'une guérilla ou d'un pré-guerre civile, car il n'y a aucun message politique derrière. Il n'y a même aucune revendication précise. C'est une violence aveugle.

Est-ce pour autant qu'il faut n'y voir que cela, comme vous le faites, et donc réclamer une pacification à tout prix? C'est une erreur historique et sociologique, sauf à considérer que ces jeunes sont structurellement différents de nous. Si c'était le cas, ce serait du racisme, sous une forme ou sous une autre.

Si vous les considérez comme vos égaux, alors cette violence doit vous interpeler: employer toute la force nécessaire pour la faire stopper est un acte voué à l'échec. Elle est l'ultime forme de désespoir social démocratique. Elle subsistera tant que les conditions qui la génère ne changeront pas. Vouloir vraiment la supprimer, c'est appeler à la suppression des droits, ou la suppression des vies.

Donc, se placer dans un contexte de pacification par les armes et le sang est, à mes yeux, assumer une volonté conduisant à la négation de la démocratie ou à celle de leur aptitude à votre société. Des inaptes à la société, une démocratie qui pose problème? Oui, cela correspond bien aux idées de l'extrême-droite.

29/11/07 - 23:29

g lu l'article d'olivier-bruley en question; on peut lui reprocher d'appeler un chat un tigre et de charger des moulins mais c argumentativement vraiment faible de ne le réfuter qu'en l'anathématisant comme fasciste, quand bien même il le serait effectivement.

Les citations tronquées, ça se réserve aux amis. Dans une vraie discussion, ça discrédite fortement, à mes yeux tout au moins.

«sauf à considérer que ces jeunes sont structurellement différents de nous. Si c'était le cas, ce serait du racisme»
j'imagine qu'il ne faut pas comprendre (ce qui est écrit)
«que ces jeunes sont structurellement différents de nous, ce serait du racisme»
MAIS
«considérer que ces jeunes sont structurellement différents de nous serait du racisme»
Pourtant, je le considère généralement; depuis que j'admets que les gens soient différents de moi, je fonctionne mieux avec eux. Ya aucun racisme: ces gens sont définis ici par leurs actes. Par contre, ya sans doute du racisme chez ceux qui voudraient les absoudre au motif qu'ils sont d'origines étrangères.

29/11/07 - 23:45

Quelqu'un définit par ses actes ne l'est justement pas "structurellement", par sa nature - d'où la distinction.

Dire d'un être humain qu'il est différent de nous dans sa nature, qu'il n'a donc pas sa place dans notre société parce qu'il ne peut en aucun cas s'y adapter, c'est bien une opinion naviguant entre fascisme et racisme.

Dixit:
>" La jeunesse de ces quartiers, une partie seulement de cette jeunesse, la plus mauvaise, m’évoque un organe qu’on aurait greffé sur la France"
>"On reconnaît que la France est malade à ce qu’elle est incapable, non pas de prévenir les émeutes [...] mais de les réprimer."

29/11/07 - 23:53

Je ne tiens pas particulièrement à débattre avec des gens qui veulent absolument me faire passer pour un fasciste et un raciste, mais au sujet de la répression, je vous invite à lire le commentaire de don Esteban dans l'autre article de Dorant. Il dit infiniment mieux que moi ce qu'il y avait d'implicite dans mon propre article (implicite parce que cela me semblait aller de soi !) Pour moi, ces émeutes n'ont rien de social.

29/11/07 - 23:58

Cette partie de la jeunesse que je prétends être mauvaise, n'est pas mauvaise intrinsèquement, j'en conviens. Elle l'est moralement, par les actes qu'elle commet en toute liberté. Contraitement à vous, apparemment, je considère que ces jeunes gens sont LIBRES. Est-ce que recourir au déterminisme n'est pas une forme de racisme (de racisme bienveillant, mais de racisme tout de même? C'est rejoindre un peu ce que disait Valério, je crois).

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